KI-gestützte Montage zur FE-Modellvalidierung: Prüfaufbau mit Scanning-Vibrometer und Platte links, farbcodierte Modelldarstellung rechts.

Rapport d’application

Validation des modèles FE par vibrométrie à balayage

Une étude conjointe deOptomet GmbH et Siemens Digital Industries Software

Mesurer sans contact les fréquences propres, l’amortissement et les déformées modales, puis les comparer à la simulation.

Un modèle par éléments finis (modèle FE) doit prédire le comportement vibratoire d’une pièce réelle. Lors de la validation du modèle FE, la comparaison avec les données de mesure permet d’évaluer la précision de cette prédiction. Dans une étude menée conjointement par Optomet et Siemens Digital Industries Software, un vibromètre à balayage de la série SMART mesure les vibrations d’une plaque encastrée en 208 points. SMART Lab associe les mesures à la géométrie du modèle. Pour les sept paires de modes mises en correspondance, les écarts relatifs de fréquence sont inférieurs à 1,6 %.

La validation des modèles FE nécessite un maillage dense de points de mesure

Les composants aéronautiques légers et flexibles doivent présenter un comportement prévisible en service. Pour cela, les fréquences propres, l’amortissement et les déformées modales doivent être décrits de manière fiable dans le modèle structural. C’est particulièrement important pour les analyses de flottement : lors du flottement, les vibrations peuvent s’amplifier d’elles-mêmes sous l’effet des interactions entre forces aérodynamiques, élasticité et inertie, et mettre en danger la structure.

Optomet et Siemens Digital Industries Software ont étudié à Louvain une procédure de mesure sur une plaque encastrée à une extrémité. Celle-ci constitue un cas de laboratoire simplifié représentatif des composants aéronautiques dont le comportement est dominé par la flexion, comme les gouvernes. L’étude évalue la fidélité avec laquelle le modèle FE reproduit leur dynamique structurale. Il ne s’agit pas encore d’un essai de flottement.

Les points de mesure et l’étalonnage relient le modèle à l’objet testé

SMART Lab utilise la géométrie de la structure importée comme référence spatiale pour la mesure. Un contour délimitant la zone de mesure est créé sur sa surface, puis des points de mesure y sont répartis uniformément. Cette approche convient aussi bien aux surfaces planes qu’aux surfaces courbes complexes.

Un dispositif de mesure numérique en deux étapes

La géométrie du modèle est d’abord alignée sur l’image de la caméra 4K intégrée. Une procédure assistée par des algorithmes met en correspondance les repères d’étalonnage dans l’image de la caméra et dans le modèle 3D. L’étalonnage automatique du laser détermine ensuite, à partir de ces points de référence, la position et l’orientation exactes de l’objet testé par rapport au faisceau laser.

On obtient ainsi un jumeau numérique du dispositif de mesure, qui réunit l’objet testé réel, la géométrie du modèle, l’image de la caméra et la position du laser dans un même référentiel spatial. Cela réduit le travail manuel de mise en correspondance entre mesure et simulation, ainsi que le recours à des interpolations supplémentaires.

De la planification du balayage à l’export des données

  1. Importer le modèle

    La géométrie de la structure est chargée dans SMART Lab comme référence spatiale.

  2. Définir les points de mesure

    Une grille régulière de points de mesure est générée à l’intérieur du contour délimitant la zone.

  3. Étalonner le dispositif

    L’image de la caméra et le modèle sont alignés, puis le laser est étalonné automatiquement.

  4. Mesurer les vibrations

    Le vibromètre balaie les points de mesure et acquiert simultanément les signaux des voies de référence.

  5. Visualiser les réponses

    Les fonctions de réponse en fréquence permettent de visualiser les déformées opérationnelles sur le modèle.

  6. Identifier les modes

    L’analyse modale expérimentale détermine les fréquences propres, l’amortissement et les déformées modales dans SMART Lab ou dans un logiciel externe.

  7. Comparer les données

    Les fonctions de réponse en fréquence et la géométrie sont exportées aux formats UFF, ATFX, MAT ou HDF5. Dans cette étude, le traitement ultérieur et la comparaison sont réalisés dans Simcenter 3D.

208 points de mesure sur une plaque encastrée

Un vibromètre laser Doppler à balayage (SLDV) de la série SMART est placé devant la plaque et mesure son mouvement perpendiculairement à la surface observée, appelé mouvement Out-of-Plane. Un excitateur uniaxial met la plaque en vibration. Au point d’excitation, un capteur de force mesure la force dynamique effectivement appliquée. Des accéléromètres fournissent des mesures de référence ponctuelles complémentaires.

Le vibromètre génère lui-même le signal d’excitation et enregistre de manière synchrone les données de mesure optiques et les voies de référence. La force appliquée et la réponse de la structure sont ainsi disponibles conjointement pour calculer les fonctions de réponse en fréquence.

Paramètres d’essai

Objet testé
Plaque plane encastrée rigidement sur un bord
Système de mesure
Vibromètre laser Doppler à balayage de la série SMART d’Optomet et SMART Lab
Excitation
Excitateur uniaxial, Chirp de 5 à 500 Hz, durée du signal 2 s, fréquence d’échantillonnage du générateur 14 kHz
Maillage de mesure
208 points de mesure espacés de 30 mm
Acquisition
Plage de mesure de vitesse 50 mm/s, plage de fréquences de mesure 2 kHz, fréquence d’échantillonnage 12 kHz
Durée de mesure par point
Quatre blocs de 2 s chacun ; pause de 1 s entre les blocs pour laisser s’atténuer les vibrations dues aux excitations précédentes
Grandeurs mesurées et grandeurs de référence
Vitesse et déplacement vibratoires ; acquisition synchrone de l’accélération, de la force appliquée et du signal d’excitation

Les réponses en fréquence révèlent la réponse vibratoire

Pour chacun des 208 points de mesure, une fonction de réponse en fréquence (FRF) est calculée à partir de la vitesse vibratoire et de la force appliquée. L’amplitude moyennée sur l’ensemble des points révèle la réponse dynamique dans la plage de fréquences étudiée. Les lignes noires du graphique indiquent les fréquences propres identifiées ultérieurement par l’analyse modale.

Les quatre représentations présentent une sélection de déformées opérationnelles directement sur la géométrie du modèle. À mesure que la fréquence augmente, les déformations deviennent plus complexes dans l’espace. Le maillage dense des points de mesure permet de visualiser ces différences.

L’analyse modale identifie sept déformées modales

L’analyse modale expérimentale utilise la plage d’excitation de 5 à 500 Hz pour analyser les fonctions de réponse en fréquence. Un diagramme de stabilisation permet de distinguer les modes physiques de la structure des pôles numériques ou dus au bruit. Pour cela, on vérifie que la fréquence, l’amortissement et la déformée modale restent cohérents lorsque l’ordre du modèle augmente.

Fréquences propres et amortissement mesurés

Fréquence propre (Hz)Amortissement modal (%)
Mode 116,090,59
Mode 246,420,55
Mode 398,680,10
Mode 4159,280,01
Mode 5189,730,10
Mode 6278,620,77
Mode 7320,120,10

Le tableau présente les sept modes sélectionnés, dont les fréquences propres s’échelonnent de 16,09 à 320,12 Hz et indique leur amortissement modal. Les déformées modales complexes présentées ci-dessous conservent les informations d’amplitude et de phase. Pour la comparaison ultérieure avec les résultats FE, les déformées modales expérimentales ont été converties en déformées modales réelles et normalisées à une masse modale unitaire.

Bonne concordance des fréquences entre les mesures et le modèle FE

Le modèle de calcul comprend la plaque et son support. La liaison entre les deux reproduit les conditions d’encastrement de l’essai. L’influence du support est ainsi prise en compte dans l’analyse modale numérique ; la plaque n’est pas considérée isolément. Simcenter 3D calcule les fréquences propres et les déformées modales.

FE-Modell einschließlich Halterung und modellierter Einspannung.

Dix modes ont été identifiés à partir des données de simulation, et sept à partir des données de mesure. Le modèle FE décrit le champ de déplacement tridimensionnel complet et prend donc également en compte les modes In-Plane, c’est-à-dire les mouvements dans le plan de la plaque. Le vibromètre laser à balayage 1D utilisé lors de l’essai mesure, quant à lui, uniquement le mouvement Out-of-Plane, perpendiculaire au plan de la plaque.

Pour les sept paires de modes mises en correspondance, les écarts relatifs de fréquence en valeur absolue sont inférieurs à 1,6 %. Cela indique que le modèle représente bien les propriétés globales de raideur dynamique et d’inertie du montage expérimental dans la plage étudiée.

L’écart est calculé dans chaque cas par rapport à la fréquence propre déterminée expérimentalement : Δf = (f numerisch − f experimentell) / f experimentell × 100 %. Le tableau reprend les valeurs de l’article scientifique.

Fréquences propres mesurées et calculées

Fréquence exp. (Hz)Mode num.Fréquence num. (Hz)Δf (%)
Mode exp. 116,09116,08−0,11
Mode exp. 246,42246,74+0,69
Mode exp. 398,68398,83+0,14
Mode exp. 4159,286161,82+1,59
Mode exp. 5189,738186,98−1,45
Mode exp. 6278,629279,31+0,25
Mode exp. 7320,1210321,40+0,40

La matrice MAC compare les déformées modales dans l’espace

Des fréquences propres similaires ne suffisent pas à déterminer si les mesures et la simulation décrivent la même déformation. Le Modal Assurance Criterion (MAC) évalue donc la concordance entre les déformées modales expérimentales et numériques et aide à identifier les paires de modes correspondantes.

Des valeurs MAC élevées pour les paires mises en correspondance indiquent des déformées modales similaires. De faibles valeurs entre des modes non correspondants permettent de mieux les distinguer. La comparaison directe des images montre également que le modèle reproduit les principales caractéristiques de déformation des modes expérimentaux sélectionnés.

Les conditions aux limites et la direction de mesure limitent la comparaison

La géométrie de surface et le maillage de calcul sont deux choses distinctes

SMART Lab peut utiliser une géométrie de surface pour planifier le balayage. Le calcul FE nécessite également des éléments adaptés, des propriétés de matériaux et des conditions aux limites. La surface utilisée pour planifier la mesure optique ne doit donc pas nécessairement être identique au maillage de calcul. La construction du maillage et les hypothèses de modélisation restent essentielles pour interpréter les résultats.

Une seule direction de mesure ne permet pas de capter tous les mouvements

L’essai mesure le mouvement dans une seule direction, sur la face observée de la plaque. Cela suffit pour caractériser son comportement dominant en flexion. Le modèle FE décrit, quant à lui, le champ de déplacement tridimensionnel complet. Les modes présentant des composantes de mouvement importantes dans le plan de la plaque ou des déformations tridimensionnelles locales peuvent donc moins bien correspondre aux mesures.

De futures études utilisant la vibrométrie à balayage 3D pourraient également mesurer ces composantes de mouvement et améliorer la comparaison pour des pièces plus complexes ou de plus grandes dimensions.

Les données de mesure facilitent le recalage du modèle et les essais complémentaires

Les fonctions de réponse en fréquence mesurées, la géométrie associée et les modes identifiés constituent une base pour le Model Updating, c’est-à-dire le recalage ciblé du modèle de calcul à partir des résultats expérimentaux. L’intérêt réside dans l’utilisation d’un référentiel spatial commun pour la planification du balayage, l’étalonnage, la mesure et la comparaison des modes.

À long terme, cette approche vise à faciliter les études sur le flottement aéroélastique et le couplage des modes. Lors des essais dits en soufflerie sèche, les effets aérodynamiques sont reproduits sans écoulement d’air réel, par exemple au moyen de forces d’actionneurs, de charges équivalentes ou en combinant les réponses en fréquence mesurées de la structure avec des modèles aérodynamiques calculés. L’objectif est de réduire les moyens nécessaires aux essais, les coûts et les risques de développement. Cela exige des données fiables sur la structure. La présente étude constitue une étape préparatoire dans cette perspective.

Toutes les fonctions de réponse en fréquence mesurées ne devront pas nécessairement être intégrées par la suite à un modèle aéroélastique réduit. Les données à forte densité spatiale peuvent aider à sélectionner les coordonnées de mesure appropriées, à réduire les incertitudes d’interpolation et à vérifier si la représentation réduite restitue les déformations et les couplages modaux pertinents.

Des systèmes de mesure intelligents adaptés à vos essais

Les vibromètres laser Doppler et SMART Lab associent la mesure vibratoire sans contact à une analyse fondée sur un modèle. Le choix de la configuration dépend de la géométrie de la pièce et des directions de mesure requises. L’essai décrit a été réalisé avec un système à balayage de la série SMART mesurant dans une seule direction.

Logiciel SMART Lab

Planification des mesures sur la géométrie du modèle, étalonnage, acquisition de données, analyse modale et export.

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Mesure vibratoire sur une surface, dans une seule direction, à l’aide d’un vibromètre laser Doppler à balayage.

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Mesure tridimensionnelle pour les applications nécessitant de capter des directions de mouvement supplémentaires.

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L’essai, les résultats et les figures dans l’article original

Ce rapport d’application s’appuie sur l’article « Experimental validation of FE models using FE-model-based scanning laser Doppler vibrometry » de Tom Burmeister, Davide Mastrodicasa et d’autres auteurs d’Optomet et de Siemens Digital Industries Software. Les résultats de l’article ont été présentés sous forme de poster scientifique à l’ISMA 2026, du 7 au 9 septembre. Le texte original en anglais détaille davantage la méthodologie et les références scientifiques.

Le document à télécharger contient la version finale de l’article de 14 pages acceptée pour l’ISMA 2026, comprenant l’ensemble des figures, des tableaux de résultats et de la bibliographie.